Jumeaux, mais…

Jumeaux, mais pas nés le même jour, un cas surprenant, mais finalement pas si rare. En témoigne l’article publié récemment sur le blog Feuilles d’ardoise, qui comporte des références à de nombreux cas similaires. Suite à cet article, j’ai décidé de vous présenter les jumeaux de mon arbre nés à quelques jours d’intervalle.


Voilà un évènement qui a posé problème à mon logiciel de généalogie. Pire que les mariages à soixante-dix ans passés, pire que les parents adolescents, je vous présente… les enfants d’un même couple nés à plusieurs jours d’intervalle. Incohérence ! Incohérence ! hurle le logiciel (enfin, hurlerait s’il le pouvait), en agrémentant son discours d’un joli point d’exclamation rouge. Incohérence ? Eh bien non. Mais grosse surprise, car, avant de tomber dessus, j’étais comme beaucoup : j’ignorais que c’était possible. Le curé, sans doute tout aussi étonné, a pris grand soin de mettre les choses au clair.

CULLIN-jumeauxExtrait des registres de la paroisse de Tharoiseau (AD-89)

« Le sept janvier 1776, j’ai baptisé Leonard Culin, né de la veille sur les sept heures du soir, fils du légitime mariage de Lazare Culin, vigneron à Taroiseau, et de Jeanne Joliet ; il a eu pour parrain Leonard Culin, son oncle, et pour marraine Marie Culin, sa tante, qui ne signent ».

« Le dix janvier 1776, j’ai baptisé Francois Culin, fils du légitime mariage de Lazare Culin, vigneron à Taroiseau, et de Jeanne Joliet, né du même jour, venu au monde soixante et seize heures après son frère dont l’extrait ci-dessus ; il a eu pour parrain Francois Guiniot, son oncle à cause de sa femme Louise Joliet, sa tante, qui a été sa marraine, qui ne signent ».

Ces actes revêtent une signification assez particulière pour moi, car, si j’ignore totalement ce qu’est devenu Léonard, je sais en revanche très bien ce qu’est devenu son frère François. Et pour cause : François Cullin est mon ancêtre (Sosa 228, pour être précis). Le père d’un autre François Cullin, qui était, d’une certaine manière, la pièce centrale d’un joli amas de nœuds, mêlant homonymes et consanguinité, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler ici.

Depuis, j’ai trouvé un autre cas dans ma généalogie. Il s’agit de cousins d’un de mes arrière grands-pères, Léon et Marius Rousseau, né à Gurgy, dans l’Yonne, le premier le 12, et le second le 14 décembre 1872, à « seulement » cinquante-quatre heures d’intervalle.

Note concernant les actes de baptêmes des frères Cullin : le curé est « ric-rac » au niveau des horaires : si François Cullin est bien né le 10 janvier 1776, il a dû naître peu après minuit, car le 7 janvier entre 19h et 20h + 76h cela donne une naissance le 9 janvier entre 23h et minuit. Perfectionniste ? Moi ? Jamais !
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3 commentaires pour Jumeaux, mais…

  1. Ping : Des jumeaux…éloignés ! | Feuilles d'ardoise

  2. feuillesdardoise dit :

    Ce curé est effectivement bien pointilleux !
    Merci pour le lien vers mon article. (J’ai ajouté également un lien vers le tien).

    Aimé par 1 personne

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