P comme Pluvieux

P-Thomas-PluvieuxThomas Pluvieux

7 mars 1818, vingt heures. Le temps est à la pluie (ou du moins est-ce fort probable). Le petit garçon que l’on découvre ce jour-là a environ une semaine. L’officier d’état civil lui donnera le nom de Thomas Pluvieux.

Près de vingt-sept ans ont passé, ce 3 février 1845. Thomas Pluvieux se marie. Il épouse Joséphine Muzard (ou Marie ou Marie Joséphine selon les actes : dans l’Yonne, on adore changer de prénom).

Le couple, installé à Chamvres où Thomas est vigneron manouvrier, aura pas moins de huit enfants, dont seulement trois atteindront l’âge adulte :
– Alexandre Thomas (1846), qui, devenu gendarme, se marie en 1873 à Domecy-sur-Cure,
– Marie Joséphine (1847-1848), dite Joséphine Alexandrine sur son acte de décès,
– Élisabeth (1851-1852), dite Élisabeth Léontine sur son acte de décès,
– Virginie (1853-1854),
– Alexandrine (1856-1857), dite Amélie Alexandrine sur son acte de décès,
– Gustave (1857), qui deviendra tonnelier et qui épouse en 1885 Clémence Jeanssens, cuisinière, avec laquelle il aura au moins deux enfants,
– Ernest (1859-1865),
– Julienne (1862-1890), qui épouse en 1881 le tourneur en cuivre Jules Alexandre Bennetier, avec lequel elle aura au moins trois enfants, et qui décède à l’âge de 28 ans à l’hospice de Sens.

Thomas Pluvieux, qui ne signe ni son acte de mariage, ni les actes de naissance de ses enfants, signera, d’une main malhabile, leurs actes de mariage.

P-Thomas-Pluvieux-signatureSignature de Thomas Pluvieux.

Devenu veuf en 1897, il décède l’année suivante, le 4 octobre 1898, à l’âge de 80 ans.

Prospert Pain

Prospert avec un t a été abandonné à la porte de l’hospice de Joigny le 3 octobre 1820. Le nouveau-né était porteur d’un billet, rédigé la veille, et dont la formule de politesse finale sort quelque peu de l’ordinaire :

« Le deux octobre 1820. Mesdames, nous vous recommandons cet enfant, de le mettre entre les mains d’une bonne nourrice, si c’est un effet de votre bonté, de lui donner le nom de Prospert. Salut, fraternité, Mesdames. »

Pour une raison qui m’échappe, Prospert partira pour l’arrondissement de Versailles. En marge de son acte de « naissance », il est indiqué qu’il y est décédé le 3 octobre 1822, deux ans jour pour jour après avoir été trouvé à la porte de l’hospice.

Julie Poirier

P-Julie-PoirierLe 7 avril 1821, à neuf heures du soir, on découvre, devant la porte de l’hospice, un bébé nouveau-né, auquel l’officier d’état civil donnera le nom de Julie Poirier.

15 mai 1828. Julie Poirier a désormais sept ans, et elle n’est plus orpheline. Elle vient en effet d’être reconnue par Marie-Anne Messager, une domestique âgée de 32 ans, native de Chamvres, où sont décédés de trop nombreux enfants abandonnés. Julie s’est-elle facilement adaptée à cette nouvelle condition ? A-t-elle pardonné à sa mère de l’avoir abandonnée ? A-t-elle eu une vie heureuse ? Autant de questions sans réponse.

Et aussi : Julien Page, Bathilde Paille, Jean-Baptiste Paillot, Jean Palme, Pétronille Pédale, Ursule Pelisse, Marguerite Pelle, Henry Persil, Marie Rosalie Pichon, Clotilde Pièce, Victor Pincette, Colombe Pincette, Ferdinand Pincette, Valéry Plaine, Agathe Plantin, Hilaire Plateau, Madeleine Plume, Louis Plumet, Julien Poire, Jean Poivrier, Thomas Porte, Blaise Potier, Antoine Pousset, Aldon Précoce, Delphine Prés, Benoît Printemps, Louis Privas, Joseph Pulis.

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