R comme Renvoyé

Adolphe RenvoyéR-Adolphe-Renvoyé

Renvoyé… Renvoyé ?!? Le nom est violent, choquant même, d’autant plus que cette fois-ci, il ne provient pas des idées parfois douteuses et fréquemment saugrenues de l’officier d’état civil. Car ce n’est pas l’adjoint au maire qui a choisi ce nom, mais  bien la personne qui a abandonné le nouveau-né à la porte de l’hospice, le 23 mai 1819. L’enfant portait un billet indiquant ce nom : « Adolphe Renvoyé« . Mais, et cela semble un peu contradictoire, le petit garçon avait aussi un signe de reconnaissance : une faveur blanche au bras droit.

Adolphe Renvoyé est décédé le 1er janvier 1822 à Neuilly chez Vincent Bourlot, 55 ans, son père nourricier.

Julie Romain

22 mai 1820, 3 heures du matin. Un nouveau-né est découvert à la porte de l’hospice, avec ce billet : « Mesdames, je vous recommande cet enfant et d’en avoir bien soin« . L’officier d’état civil lui donnera le nom de Julie Romain.

La petite Julie a grandi. Elle a vécu. Sa mère n’est jamais venu la chercher. Mais peut-être a-t-elle pensé à elle. Peut-être s’est-elle demandé si sa fille était toujours en vie, quelque part, à quoi elle ressemblait, si elle s’était mariée, si elle était heureuse.

Julie avait 22 ans lors de son mariage, le 13 décembre 1843 à Montgeron, dans l’Essonne. Elle a épousé un journalier du nom d’André François Lejemble (ou Legembe ou…). Ce mariage fut l’occasion de légitimer leur fille (elle a été reconnue par le père dès sa naissance), prénommée Julia, née à Montgeron en 1842. Sur l’acte de naissance de sa fille, Julie apparaît sous un autre nom que celui qui lui a été attribué par l’officier d’état civil.

R-Julie-Romain

Jean Rustique

Jean Rustique a été trouvé à la porte de l’hospice de Joigny le 20 juillet 1820. Il portait en guise de marque une lisière violette de laine autour de la tête. Jean Rustique a été abandonné par ses parents parce qu’ils n’avaient pas les moyens de l’élever, ainsi que le montre, dans une formulation qui fait mal au cœur, le billet qui lui a été laissé :

« Enfant né du 15 juillet 1820, baptisé du 16, mis à l’hospice par misère, portant le nom de Jean Rustique. »

Jean Rustique est décédé deux semaines plus tard à la Celle-Saint-Cyr.

Et aussi : Eustache Raisin, Léandre Rameau, Théodore Renommée, Clotilde Réséda, Hippolyte Rions, François Roger, Marie Rosalie, Marie Rosalie, Grégoire Rosier, Clotilde Rougeau, Madeleine Ruban, Pierre Ruisseau.

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