Avril-mai 1916 : Le secteur de la Seille

Nous avions laissé le 120e BCP dans le secteur de la Seille, à la limite entre la Meurthe-et-Moselle et la Moselle, où il est stationné depuis le 5 mars 1916. Il y restera jusqu’à la fin du mois de mai 1916.


Le 1er avril 1916, les hommes commencent les travaux assignés aux 120e BCP. Le JMO est émaillé des remises de décorations accordées aux hommes du bataillon, comme celle de deux chasseurs qui avaient dû être amputés, l’un d’une jambe, l’autre de trois doigts d’une main. Le 9 éclate une violente canonnade, et une bombe lancée d’un avion allemand tombe sur Faulx. Le 10, l’avion qui survole Leyr est vigoureusement bombardé par l’artillerie française. Le 11, les permissions, suspendues en février en raison de la bataille de Verdun, reprennent à un taux de 5%. Le 16, les travaux sont suspendus : le 359e RI prendra la relève dès le lendemain.

Le bataillon reste toutefois dans le secteur, mais un peu plus au sud. Le 18 avril, le chef de bataillon va ainsi reconnaître les travaux à effectuer en forêt de Champenoux. Dès le 19, les travaux commencent dans le secteur d’Amance. Le 23 avril, dimanche de Pâques, est un jour de repos. Tandis que l’on modifie l’affectation des mitrailleuses et que l’on effectue des actions de formation, les travaux se poursuivent au rythme d’un jour de repos pour trois jours de travail. Le 5 mai, les travaux sont à nouveau suspendus : le 106e et le 120e BCP s’apprêtent à échanger leurs positions respectives.

Secteur-de-la-Seille2Le secteur dans lequel évolue le bataillon en avril-mai 1916 (carte de Cassini).

Le 8 mai, à la nuit tombée, le 120e relève sans incident le 106e en première ligne dans le secteur Brin-sur-Seille / Bioncourt / Bey-sur-Seille. Dans les jours qui suivent ont lieu quelques bombardements. Le 10, une patrouille ramène un « cadavre boche » trouvé en avant des lignes françaises et appartenant au 71ème Landwehr. La routine des duels d’artillerie se poursuit (le 16 « canonnade réciproque habituelle », un peu plus d’activité le 17). Le 20, le général de division vient visiter les lignes. Trois jours plus tard, deux patrouilles sont envoyées pour essayer de recueillir des informations sur les organisations de l’ennemi. Le 120e est relevé par le 239e RI le 28 mai après quelques jours plutôt calmes. Il part cantonner à Amance et dans les environs.

120 Court 1916-04-10 Annonce humoristiqueAnnonce humoristique parue dans le 120 Court du 10 avril 1916
Source : Bibliothèque municipale de Lyon.

Le 29, à 16h, la fanfare donne un concert, avant que le bataillon ne parte cantonner à Eulmont. Après un peu de repos, des exercices et quelques travaux de propreté, le bataillon se prépare au départ. Nous sommes le 31 mai 1916. Le 120e bataillon de chasseurs vient de prendre la direction de Verdun.


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Le casse-tête Maurice

Rappel de l’épisode précédent : il s’agit ici de débrouiller l’ascendance de Jacques Laheurte et Marie Maurice à Saulxures-sur-Moselotte, dans les Vosges, où il se sont en principe mariés entre 1717 et 1722, période lacunaire dans les registres. J’ai rapidement retrouvé l’ascendance de Jacques Laheurte, mais celle de Marie Maurice est plus compliquée.


Après avoir débrouillé l’ascendance de Jacques Laheurte, il me fallait m’occuper de celle de Marie Maurice. Au début de mes recherches, je disposais des éléments suivants :

  1. elle est née vers 1693 si l’on se base sur son acte de sépulture, et, en estimant qu’elle aurait eu entre 20 et 45 ans à la naissance de ses enfants, elle serait née entre 1689 et 1702
  2. elle figure sous le nom de Marie Matthieu Maurice dans deux des actes de baptême de ses enfants en 1730 et 1732, et sous le nom de Marie Nicolas Matthieu Maurice dans l’acte de mariage de sa fille aînée en 1749 (comme je l’indiquais dans mon article précédent, les Hautes-Vosges ont un indéniable côté pratique avec ces adjonctions des prénoms des pères, voire grand-pères, voire… mais cette adjonction a deux défauts, dont voici le premier : elle est à « géométrie variable »)
  3. Jean et Jeanne, tous deux enfants de Nicolas Matthieu Maurice, sont l’un parrain de sa fille en 1722, l’autre marraine de son fils en 1723 (on peut supposer que Jean et Jeanne sont le frère et la sœur de Marie Maurice)
Saulxures-sur-Moselotte-sépulture-Marie-MauriceActe de sépulture de Marie Maurice, Saulxures-sur-Moselotte
(AD-88 Saulxures-sur-Moselotte BMS 1767)

De ce qui précède, on doit en principe rechercher un baptême vers 1693 d’une Marie fille de Nicolas, fils de Matthieu Maurice (avec un « frère Jean » et une « sœur Jeanne », ce qui, pour le coup, ne devrait pas être très compliqué – ni très discriminant, quoique…). Ayant relevé les naissances de Saulxures pour cette période, j’aurais rapidement dû trouver l’acte correspondant.

Sauf que le chou était blanc, même en tirant un peu les dates. En revanche, deux couples susceptibles d’être les parents de Marie Maurice : Nicolas Maurice et Anne Antoine, et surtout Nicolas Matthieu Maurice et Anne Pierrat. Je me mets en quête de leurs actes de mariage, et ne récolte qu’un nouveau crucifère pâlichon. Grmmbl.

Les Maurice venaient-ils d’ailleurs ? Que nenni ! Depuis le début de mes recherches, je nourrissais un fort soupçon sur l’origine des Maurice. J’avais en effet l’intime conviction qu’au départ les Maurice étaient des… Laheurte, peut-être le nom de famille le plus emblématique de Saulxures.

Quatre Nicolas Laheurte s’y sont mariés pour la période considérée. Deux d’entre eux s’éliminent rapidement, restent deux couples : mes « Maurice » du début, qui sont en fait ni plus ni moins que des Laheurte : Nicolas, fils de Maurice Laheurte, avec Anne Antoine (mariés en 1686) et Nicolas, fils de Matthieu Maurice Laheurte, avec Anne Pierrat (mariés en 1687). Où l’on s’aperçoit que le prénom d’un ancêtre peut finir par supplanter le nom de famille originel, second défaut de ces adjonctions de prénoms.

Mariages-Nicolas-Laheurte-SaulxuresActes de mariage des deux Nicolas (Matthieu) Maurice Laheurte
(AD-88 Saulxures-sur-Moselotte M 1683-1702)

Nicolas Matthieu Maurice Laheurte retient évidemment mon attention, mais il y a un hic : pas de fille prénommée Marie. Nicolas Maurice Laheurte, quant à lui, ne remplit pas le critère « Matthieu », mais a eu deux filles prénommées Marie, l’une en 1689, l’autre en 1693, pile l’année qui m’intéresse. Zut…

Revenons aux enfants de Nicolas « Matthieu » Maurice : Nicole en 1688, Anne en 1690 et Catherine en 1692. Puis plus rien. Auraient-ils déménagé, pour revenir par la suite à Saulxures ?

N’avançant plus, je décide de mettre à contribution Geneanet-est-mon-ami. Et j’apprends que ce couple aurait eu trois enfants à… Blainville-sur-l’Eau ?!? Mais qu’étaient-ils allés *$£&@ à Blainville ? Ce n’est tout de même pas la porte à côté… Google m’a gentiment chiffré le trajet à plus de 18 heures de marche et près de 90 kilomètres. Alors en ajoutant la montagne et le fait que le couple avait probablement avec lui ses enfants en bas-âge…

L’hypothèse Blainville était-elle fausse ? Non ! Car Anne Pierrat y est décédée en 1701, et son acte de sépulture indique qu’elle est de « Saucure en Vosges ». Nicolas Laheurte et Anne Pierrat ne sont pas les seuls à avoir fait le voyage, puisqu’on y retrouve Maurice, le frère de Nicolas, ainsi qu’un certain Nicolas, fils de Claude Maurice (Laheurte).

Sépulture-Anne-Pierrat-BlainvilleActe de Sépulture d’Anne Pierrat
(AD-54 Blainville-sur-l’Eau BMS 1683-1762)

Alors, problème réglé ? Eh bien non, toujours pas. Nicolas Matthieu Maurice et Anne Pierrat ont eu trois enfants à Blainville : Jeanne en 1695, Jean Georges en 1697 et Claude en 1700. Toujours pas de Marie en vue, même en « tournant » bien les pages, mais une Jeanne et un Jean, comme le parrain et la marraine des enfants de Marie.

Or si les deux autres Marie Maurice, fille de Nicolas Maurice Laheurte, ont bien un (voire deux) frère prénommé Jean (quelque chose), elles n’ont pas de sœur prénommée Jeanne. Surtout, « Matthieu » n’apparaît nulle part en référence à cette branche. Il semble donc peu probable que ma Marie Maurice soit la fille de ce Nicolas Laheurte, même si je ne parviens pas à trouver l’acte de baptême d’une Marie Maurice fille de Nicolas Matthieu.

Il existe d’ailleurs une ouverture possible pour la naissance de ma Marie Maurice entre août 1693 et mars 1695. Sauf que les registres de Blainville sont lacunaires pour la période 1693-mai 1694 (bis repetita placent…). Si Marie Maurice n’est pas tout simplement née sur la route…

Alors quelle ascendance pour Marie Maurice ? J’ai opté pour la seule qui remplisse le critère « Matthieu », malgré l’absence d’acte de baptême : Nicolas Matthieu Maurice (Laheurte) et Anne Pierrat.


Vous avez peut-être remarqué qu’il manque une étape : comment le lien a-t-il été effectué entre Saulxures et Blainville ? La mention « Blainville » figurait en fait dans l’acte de remariage de Nicolas Maurice Laheurte (sans le Matthieu) avec Jeanne Claudel à Saulxures en 1701, mention que j’avais manquée. Alors un grand merci à « mieme », qui avait quant à lui les yeux bien ouverts, et à qui je dois la solution de cette énigme.

Et deux petits derniers pour la route, toujours à Saulxures :
L’acte de sépulture de Jacques Laheurte, avec son « et demi », était précis, mais pas autant que l’acte de sépulture de mon ancêtre Blaise Adam, décédé le 5 mars 1752, « âgé de 65 ans 3 mois 2 jours (étant né le 3e février 1687) » (!).
– Dans mon ascendance, on trouve aussi des Claude, qui sont en fait des Maurice, ou plutôt des Laheurte, c’est vous qui voyez 🙂 !

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Le bon Dieu se cache dans les détails

Une version quelque peu revisitée du « diable se cache dans les détails ». Car c’est grâce à un réel coup de main de la providence que j’ai pu remonter facilement une branche d’une génération (et de la suivante). Enfin, la providence, disons la main bienheureuse du curé, qui, dans un acte de sépulture, va faire une précision d’une ampleur capitale.

J’étais à l’époque à la recherche de l’acte de mariage de mes ancêtres Jacques Laheurte (Sosa 1536) et Marie Maurice (Sosa 1537). Je savais qu’ils s’étaient mariés avant 1723, année de naissance de mon ancêtre Jean Laheurte, et j’avais la certitude proche des 100% que mes deux « tourtereaux » s’étaient mariés à Saulxures-sur-Moselotte, dans les Vosges. Bref, une situation idéale.

Saulxures-sur-Moselotte-CassiniSaulxures-sur-Moselotte / Carte de Cassini

J’ai très (mais alors très) vite déchanté. En effet, le site des archives départementales des Vosges me réservait une surprise plutôt… désagréable. Une jolie lacune portant sur les actes de mariage de 1717 à 1732. Imaginez la frustration. Mais 1717 n’étant pas si loin, j’ai d’abord espéré qu’ils s’étaient mariés avant cette date. Pour ne pas chercher pour rien, je me suis attelée aux actes de baptêmes d’éventuels enfants du couple avant 1723. Il y avait bien un baptême en 1722. Puis plus rien. Arghh.

La mort dans l’âme (comment ça j’exagère ?), je me suis donc résolue à devoir me contenter de leurs actes de sépultures. Je me suis mise à leur recherche en espérant le miracle : la mention de leurs parents (improbable pour la mère, indice possible pour le prénom du père). Car avec simplement leur âge estimé au décès, il me serait très difficile, étant donné le nombre de Maurice, et pire, de Laheurte, d’isoler ensuite un acte de baptême potentiel, sans parler de le confirmer.

C’était sans compter l’acte de sépulture de Jacques Laheurte, décédé le 6 septembre 1789 à Bâmont, paroisse de Saulxures. A une époque portée sur les approximations (quoique les âges indiqués à Saulxures à cette période le soient fréquemment sans aucun « environ »), son acte de sépulture fait tache : car Jacques Laheurte est dit âgé de 89 ans. Mais attention, pas 89 ans tout court. 89 ans et demi… Oui, comme les enfants, qui ont « 7 ans et demi d’abord » et pas 7 ans tout court.

LAHEURTE Jacques 1789 D SaulxuresActe de sépulture de Jacques Laheurte – AD-88 Saulxures-sur-Moselotte BMS 1789

Et effectivement 89 ans, six mois et deux semaines plus tôt, en 1700 (ceci explique peut-être cela) était né à Bâmont un certain Jacques Laheurte, fils de Jean Laheurte et Marie Dubief. Par la suite, j’ai pu confirmer cette ascendance avec la généalogie descendante, Jacques Laheurte étant parfois indiqué sous le nom de Jacques Jean Laheurte, voire Jacques Jean Claude Laheurte (Claude étant le père de Jean lui-même le père de Jacques). La coutume dans les Hautes-Vosges était en effet d’ajouter le prénom du père, voire celui du grand père à son propre prénom. Pratique, me direz-vous. Eh bien, pas toujours…

L’épouse de Jacques Laheurte, Marie Maurice, en est l’illustration parfaite. Je pense que vous voyez le coup venir, mais ce n’est pas tout à fait ça. Un article est en préparation, la suite au prochain numéro !

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Mars 1916 : Un anniversaire plein de « surprises »

5 mars 1916. Le 120e bataillon de chasseurs vient d’être dispatché entre diverses positions situées entre Bey-sur-Seille et Lanfroicourt sur le front, et à Bouxières-aux-Chênes en réserve, positions qui seront réorganisés le 12 mars : le secteur occupé par le 120e BCP s’étend désormais plus au nord, de Lanfroicourt à Chambille. Tout cela sous les bombardements et duels d’artillerie habituels.

Secteur-de-la-Seille1Le secteur de la Seille. Carte de Cassini.

Le 9 mars, le chef du bataillon aura la surprise de recevoir du recteur d’académie de Nancy un mandat-poste de 25 francs en remerciement de la fanfare et du défilé qui eut lieu dans la ville. C’est l’heure de ces lettres si réconfortantes en provenance de l’arrière. Peut-être que mon arrière grand-père, Maurice Pernet, en reçut une lui aussi.

Le 13 mars a lieu le premier anniversaire du bataillon. A cette occasion, le chef de bataillon Rousseau adresse aux chasseurs le message suivant :

« A l’occasion de l’anniversaire du bataillon, que nous fêterons comme il convient lorsque les circonstances le permettront, je vous adresse à tous, officiers, gradés et chasseurs, mes compliments affectueux. Tous vous avez le droit d’être fier de l’œuvre accomplie pendant cette année de campagne. Les fatigues et les épreuves, au lieu d’émousser votre énergie, n’ont fait qu’affermir davantage votre confiance et votre volonté. Je ne doute pas que la nouvelle année qui va s’ouvrir pour le 120ème soit aussi fertile que la première en héroïsme et en bravoure. Je souhaite qu’elle vous rende à vos familles après une paix victorieuse et durable. Poilus du 120ème, haut les cœurs, et vive la France ! »

Les Allemands saluent l’événement par une quinzaine d’obus. Les Français surenchérissent avec l’interrogatoire de deux déserteurs allemands. On apprend alors que l’ennemi préparerait une attaque sur la presqu’île de Han, attaque qui n’a été retardée qu’en raison de l’activité de l’artillerie française. A la nuit tombée, on prend toutes les précautions nécessaires et on organise des patrouilles. L’une d’entre elles trouve à Han, dans les réseaux français, des fils téléphoniques posés par l’ennemi.

120-Court-Au-rat-qui-rit-Annonce-humoristique-25-03-1916 Annonce humoristique parue dans Le 120 Court du 25 mars 1916
Source : Bibliothèque municipale de Lyon

Le 14 mars, le général de division visite les positions de Han et Chambille. Pendant toute la journée, des avions allemands survolent les lignes françaises et sont canonnés par l’artillerie. Le 15, l’aviation allemande et l’artillerie française sont toujours en grande activité. Les patrouilles redoublent dans la presqu’île de Han.

Les jours suivants, de nombreux obus tombent sur le secteur. Les Français répliquent. Le 17, un nouveau rouleau de fil téléphonique est découvert. Le 19, lors d’une journée « plus calme », une patrouille détruit une passerelle sur la Seille, à trente mètres d’un petit poste allemand, et rapporte un flotteur supportant un câble d’où partent cinq lignes téléphoniques.

L’artillerie allemande est beaucoup plus vive le lendemain : une centaine d’obus tombent sur Armaucourt. « L’église semble particulièrement visée », note le rédacteur du journal. L’artillerie française répond copieusement. Les actions des patrouilleurs du 120e BCP sont remarquées par le général de brigade, qui les félicité pour leur audace.

120-Court-Annonce-humoristique-25-03-1916
Annonce humoristique parue dans Le 120 Court du 25 mars 1916
Source : Bibliothèque municipale de Lyon

Nouveau duel d’artillerie le 21, peu d’activité le 22, nouveau duel le 23. Une patrouille trouve une échelle placée sur la Seille à l’endroit où une passerelle avait déjà été enlevée. Sont cités à l’ordre du groupe Nord le sergent Delabarre, qui s’est distingué plusieurs nuits consécutives en allant couper des fils téléphoniques d’espionnage allemand sous le feu des postes allemands à proximité, et le chasseur Maigret, qui s’est jeté dans la rivière pendant la nuit pour couper les cordages retenant la passerelle, à une vingtaine de mètres (la distance s’est réduite) d’un poste allemand.

Du fil téléphonique est à nouveau découvert le 24 mars. Les pièces d’artilleries continuent leur duel, ce jour là et les suivants. Le 25, les précautions sont renforcées dans la presqu’île. Un peloton de la 4ème compagnie est envoyé en renfort à Lanfroicourt. Ailleurs, le travail est suspendu pour permettre plus de surveillance. Le 26, une barque ennemie est découverte amarrée sur la Seille.

Le 28, le bataillon est relevé. Il part cantonner à Bouxières-aux-Chênes, avant d’être à nouveau dispatché le lendemain : il est désormais en réserve d’avant-poste et doit exécuter des travaux dans le secteur alentour.


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